ROMANCERO

Romancero fait défiler dans un montage fluide, mouvant des extraits vidéo qui proviennent des archives de l’artiste sur vingt ans. Des paysages lointains ou familiers, des personnages connus ou inconnus, des scènes urbaines et des moments de vie privée, des conversations, des pensées, des phrases, des citations défilent et s’entremêlent dans un nouvel ordre, une nouvelle interprétation, une nouvelle temporalité - comme s’ils étaient des acteurs de théâtre qui rejouaient une pièce. Les fragments de vie se mettent en mouvement, font librement irruption pour recomposer une autre version, faite d’intensité et de condensés de visions. Les séquences vidéo sont comme des braises incandescentes, des pépites qui reprennent feu et vie au moment de leur visionnement. Leur enchaînement suit davantage les associations de l’inconscient que celles liées à une narration rationnelle. "Romancero" s’inscrit dans une démarche d’oeuvre totale, Gesamtkunstwerk, une tentative de rassembler l’oeuvre et la vie, rejoignant la maxime de Susan Sontag : “Chacun devrait montrer sa vie sous forme de plan séquences et faire un film de sa vie. C’est ainsi que fonctionne la mémoire”. La bande musicale composée par le musicien Push accompagne le flux visuel, relie les séquences entre elles tout en ouvrant l’espace par échos et répétitions.
  • Romancero 1, 2012, 5'57 (Extrait)

  • Romancero 2, 2012, 7'13" (Extrait)

  • Romancero 3, 2012, 7'15" (extrait)