Catherine Gfeller est une artiste d'origine suisse qui vit et travaille à Paris et à Montpellier.
En 1991, elle obtient un Master en Littérature française et en Histoire de l’Art ainsi qu’un certificat d’aptitudes pédagogiques à l’Université de Neuchâtel, puis enseigne quelques années.
Parallèlement, elle commence la photographie dès les années quatre-vingt en s’adonnant au paysage.

En 1995, elle obtient une bourse qui lui permet de poursuivre ses recherches à New York où elle réside jusqu’en 1999. Là, elle créée la série Frises Urbaines, longues compositions horizontales, obtenues par montages, collages et superpositions d'images, donnant vie à un univers à la fois proche et éloigné de la réalité de la ville.

En 1999, elle s'installe à Paris où elle reçoit le prix de la Fondation HSBC pour la photographie. Dès lors, la ville, prise dans un sens métaphorique, devient une source d’inspiration pour de nombreux travaux - Multi-compositions -  qui associent photographie, vidéo, écriture. Dans certaines séries - Les Déshabilleuses, les Dérangeuses, les Frayeuses - sont mises en scène des protagonistes féminines. Leurs corps sont immergés dans des espaces extérieurs et intérieurs en un jeu d'imbrications multiples.

En 2010-2011, l’exposition monographique Pulsations a été montrée dans de vastes espaces au Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds, au Kunstmuseum de Lucerne et au Centre d’Art Contemporain de Sète: les visiteurs sont invités à déambuler au milieu d’installations de grand format sous forme de photographies, de vidéos, de pièces sonores, de multi-projections ; ils sont transportés dans de véritables univers romanesques.

Après plusieurs résidences en Afrique du Sud, le Musée WAM de Johannesburg présente en 2014 une exposition de travaux réalisés sur place sous le titre Passing the City through You.

Pendant toute l'année 2015, Catherine Gfeller est l'artiste invitée au Zentrum Paul Klee de Berne. Elle accomplit une quinzaine d'interventions mêlant différents mediums pour créer un dialogue entre l’art de Paul Klee et l’architecture de Renzo Piano avec notamment un parcours sonore explorant à la fois l'intérieur du musée et le paysage alentour.

Après différents séjours, le National Shevchenko Museum à Kiev en Ukraine accueille Catherine Gfeller en 2017 pour son exposition Voices in Kyiv. Elle y présente le travail réalisé en accompagnant des écrivains ukrainiens à travers les quartiers de Kiev, mêlant leurs interprétations de la ville à sa propre vision dans un jeu de miroirs où se croisent réalité et fiction.

Actuellement, Catherine Gfeller est engagée dans un projet au long cours sur les mégapoles en Chine, posant sa caméra sur les femmes en particulier. Le premier volet a été exposé au Guangdong Museum of Art à Guangzhou en 2018.  Evoluant au fil des résidences, China Driftings se prolongera à Hong Kong, Chengdu et Pékin jusqu’en 2020.

1988-2019
Expositions aux Etats-Unis, au Canada, en Israël, en Argentine, au Chili, en Afrique du Sud, en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en Chine, en France, en Hollande, en Italie, en Ukraine, en Slovénie et en Suisse, où ses oeuvres se trouvent dans de nombreuses collections publiques et privées.
Elle participe aux foires d’art contemporain comme Art Basel, Art Unlimited, KunstZurich, Armory Show NY, la Fiac, Art Paris, Paris Photo, la Biennale de Ljubjana et Art Bruxelles.  
Parallèlement aux expositions, elle donne des conférences et anime des ateliers dans différentes écoles d’art et universités.
Elle réalise aussi des commandes pour des bâtiments dans l'espace public.