• biographie dergz

Catherine Gfeller est née à Neuchâtel (Suisse) où elle obtient un Master en Histoire de l’Art et en littérature française ainsi qu’un certificat d’aptitudes pédagogiques (C.A.P.E.S.) puis, en 2003 un DEA en esthétique et psychanalyse à l’Université Montpellier III.      

Elle commence son activité photographique en s’adonnant au paysage et voyage intensément pour trouver ses sujets. (1985-1995 : La Matière du Paysage, From Above). En 1995, elle obtient une bourse afin de poursuivre ses recherches à New York où elle réside jusqu’en 1999. Elle s'intéresse dès lors au paysage urbain. Elle crée de longues Frises urbaines, compositions horizontales ou verticales, obtenues par montages, collages et superpositions d'images, donnant vie à un univers à la fois proche et éloigné de la réalité de la ville.  
En 1999, elle s'installe à Paris  et reçoit  le prix  de la Fondation HSBC pour la photographie. Dès lors, la ville, prise dans un sens métaphorique, est une source d’inspiration pour de nombreux travaux qui mêlent différents mediums : photographie, vidéo, son, création radiophonique, écriture (Multi-Compositions, Procession, Visages de Ville). Les silhouettes humaines sont traitées en transparence et se laissent traverser par les éléments de la ville comme pour se fondre dans le chaos urbain, donnant naissance à des êtres hybrides, mi-humains, mi-urbains.
La vidéo et la photographie sont de plus en plus intimement mêlées et conduisent Catherine Gfeller vers de nouvelles expérimentations où les coordonnées spatiales basculent pour nous emmener ailleurs. Divers protagonistes nous guident pour explorer des espaces extérieurs ou intérieurs, là où les pulsations urbaines continuent d’agir subrepticement. (Les Déshabilleuses, Les Dérangeuses, Les Frayeuses, Bouches de Paris). Le verbe, les phrases, les mots font irruption et se superposent aux images comme une voix off.
Les diverses installations (vidéos, sonores, multi-projections, textes) transportent dans de véritables univers romanesques qui mélangent les données autobiographiques et fictionnelles. (Pièces Domestiques, Conversations, Sortilèges, Chimères).  
Projets récents et actuels:
2013: Film Paroles d’artistes/Portraits d’artistes (87 min), art suisse contemporain, produit par Richard Dindo et la Télévision suisse RTS Zürich.
2014: Résidence et exposition au WAM Museum, Johannesburg.
2015: Interventions interdisciplinaires, Zentrum Paul Klee, Bern (photographie, vidéo, radio, workshop, installations participatives de textes, performances, parcours sonore).
Elle travaille actuellement sur le projet "Guangzhou Driftings" pour le Guangdong Museum of Art de Guangzhou (2018) et "Voices in Kiev" pour le Shevchenko National Museum de Kiev (2017).

Depuis 1988 Catherine Gfeller a exposé ses travaux au Canada, aux Etats-Unis, en Israël, en Argentine, au Chili, en Afrique du Sud, en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en France, en Hollande, en Italie, en Slovénie et en Suisse, où ses oeuvres se trouvent dans de nombreuses collections publiques et privées. Elle participe aux foires dʼart contemporain comme Art Basel, Art Unlimited, KunstZurich, Armory Show NY, la Fiac, la Biennale de Ljubjana et Art Bruxelles.  
Parallèlement à ces expositions, Catherine Gfeller est invitée à des festivals ainsi qu’à des conférences ou workshops dans différentes écoles d’art et universités et réalise des commandes pour des bâtiments dans l'espace public.