VILLES

Les villes-mondes sont perçues dans un mouvement à la fois lent et rapide et se font traverser par des fluxs multiples. Les bâtiments, les trottoirs, les rues font corps avec les passants. Dans un bref moment de fusion, ils échangent leurs caractéristiques, leurs couleurs, leurs formes, leur matière.
  • All Women in Her, 2'38'', 2020

    Au pied de la Cité interdite, une femme se remémore l'histoire de toutes les femmes qui ont sacrifié leur vie pour lui permettre d'être là, debout, vivante, libre

  • Woman Wind Wandering (Guangzhou), 4'21'', 2016-2020

    Jia-li, une habitante de Guangzhou traverse un parc downtown et cherche son chemin entre les arbres et les buildings. Le long de ce parcours initiatique, elle oscille entre ses racines ancestrales et sa vie contemporaine. Performer: FU Ting

  • I am a Chinese Woman (Beijing), 2019, 1'47''

    Devant la Cité interdite à Pékin, une femme plonge son regard et pense avec nous, en direct, en live, en fumée.

  • WOMAN NIGHT (Guangzhou), 2018, 4'57'' (extrait)

    A Guangzhou au milieu de la nuit, une femme part dans les rues jusqu'à perdre son identité. Son corps devient la ville elle-même. Elle est parcourue par le trafic incessant, par les passants qui frappent le sol- en lequel son corps s'est transformé. Elle se sent traversée à l’infini. La ville circule en elle et coule jusqu'au fleuve doré. Voice: Lingjun YUE

  • Bodymap in Kunming, 5'28'', 2020

    Une femme arpente rêveusement les rues de Kunming dans le Yunnan. Ses pas suivent les tracés d'une carte géographique monumentale gravée dans le sol. Elle s'immerge au milieu de sa marche hypnotique. Sous nos yeux, les lieux sont redessinés par ses perceptions qui la relient à son peuple et à l'histoire de sa ville.
    Performer: Julia Guo / Voice: Nathalie Sandoz

  • Frictions, 2001, 4'35" (extrait)

    Frictions présente un morceau de successions et de répétitions rassemblées en images de ville.
    Cette ville est faite de départs, de retours incessants, de heurts, de glissements.
    Les uns se font traverser par les autres, le trafic, les voitures, les bus, le sol, le trottoir et deviennent hybrides. Tout y est saturé, condensé dans une suite d’instants qui s’enchevêtrent comme si personne ne quittait vraiment les lieux. Les bruits de fond sont scandés eux aussi par cette répétition qui « embouclent » la ville dans ses pulsions phoniques

    Pal Video 1 minute 41 produced by Catherine Gfeller and the RTBF, Brussells, 2001, Soundtrack : Patrick van Loo.

  • Pulses, 2003, 2'41"

    D’un point à l’autre, le bus traverse la ville. D’une ville à l’autre, la ville traverse le bus avalant les passagers en transit.

  • Réminiscences, 2005-2009, 3'12'' (extrait)

    Des visages en gros plan hybridés de trafic de ville traversent et recouvrent successivement l'objectif de la caméra et s'insinuent dans nos pensées.

  • His Car Her Hair, 2006, 3'17'' (extrait)

    Conduire dans Los Angeles avec le vent, le ciel, la ville, les palmiers mais sans les visages et les noms.
    La vitesse prend le dessus et l'histoire peut commencer...

  • Eclats de Beyrouth, 2014, 9'13'' (extrait)

    La ville de Beyrouth est filmée à travers la subjectivité d'une habitante, Joanna. Elle sort dans la rue pour la première fois après la guerre. Elle nous livre en direct ses pensées que lui inspire sa déambulation au milieu de Hamra à l’aube.

  • Di Notte, 2004, 8'42" (extrait)

    Dans la banlieue de Rome, une femme rôde autour d'un bâtiment qu'elle longe comme une amoureuse louche pour dire sa passion.
    La structure répétitive de l'architecture scande son monologue.

    Voix : Alessandra Cianchetta et Catherine Gfeller

  • Vas à venir, 2006, 4'20" (extrait)

    La foule sévillane frappe le sol comme des passes de Flamenco pour revenir à intervalles réguliers vers la caméra, unique point fixe et stable au millieu de ce flux incessant.

  • Kyiv Wanderings, 2017, 5'52'' (extrait)

    Cette femme parcourt les lieux des conflits et tente de réparer les blessures de la guerre. Ses pensées naissent au fur à mesure de sa déambulation. Son rythme est lent et favorise une certaine méditation. Elle apporte un semblant de résolution, comme si ses pas, ses pensées pouvaient apporter le dénouement des conflits.

  • Running to the same Goal, 2014, 2'46''

    Les destins croisés s'échangent en rythme dans le va-et-vient des hommes et des femmes, et c’est à Johannesburg. 

  • She is coming II, 2012, 2'44''

    Sa présence à elle s’élève comme une lente et transparente apparition entre le trafic, l’architecture, les autres. Un rêve devient réalité.

  • Anchorage, 2013, 3'43'' (extrait)

    Comment trouver ses repères au millieu de l'effervescence de Johannesburg ? La récitation des prénoms sont autant d'ancrages. Les voix, les noms, les identités s'approprient la ville et en effacent progressivement l'anonymat.

  • Moving Identity, 2013, 2'07''

    Les rues de Johannesburg déstabilisent les identités à la fois urbaines et humaines. La nomenclature des rues change selon la politique, les rues s'entremêlent aux visages, les sons se mélangent aux pensées et nous ne savons plus où nous sommes.

  • Ville en Fugues, 2016, 6'06'' (extrait)

    Les séquences vidéo font découvrir la ville de Berne par un montage dynamique et mouvant où passants, trafic, bus, voitures, tram, rues, architectures sont profondément entremêlés.
    Le rythme de circulation, à la fois saccadé et fluide, lent et rapide, semble signifier que la ville est en fugue d'elle-même.

  • Decline and Regeneration, 2014, 1'42''

    Des messages énigmatiques sont envoyés. Qui sait les déchiffrer ?

    Voix : Bokang Koatja

  • M like Maidan, 2018, 5'22'' (extrait)

    M like Maidan est composé comme une partition musicale. Nos yeux voyagent d’un écran à l’autre du triptyque pour suivre les vicissitudes de Kiev tandis que des phrases nous livrent des messages poignants des habitants. La bande sonore diffuse sur un haut parleur des extraits de poèmes ou de slogans proférés lors de la Révolution Euromaïdan dans la tribune ou avec un mégaphone. Dans le mouvement des images, la mémoire se libère et des visions de guerre se superposent aux vues d’aujourd’hui, pareilles aux images subliminales des cauchemars.

  • Toy City II, 2012, 2'31''

    Les miroirs tendus et offerts par la ville elle-même sont autant d'occasions de jouer et de sonder son identité.

  • Decision, 2014, 9'05'' (extrait)

    Dans les rues bondées de Johannesburg, deux étrangères cherchent leur chemin et se suivent sans en être conscientes. Leur périple singulier les amènera pourtant à la même décision.

  • Pause, 2014, 2'42''

    Fiction passagère tissée au gré des sensations.

  • Directional Piece, 2005-2009, 7'07" (extrait)

    La diffraction des perceptions contamine les carrefours de Times Square. Ils deviennent à la fois des lieux, des villes, des continents ou encore des cadres pour conversations internationales. La saturation, l'illisibilité, le brouillage deviennent une porte d'entrée secrète. La surabondance, à force d’insistance, devient un bercement et nous fait croire à une accalmie.

  • Une Femme, un Train, 2018, 8'18'' (extrait)

    Une femme assise dans un train regarde avec passion les villes et les paysages traversés. Ses perceptions, ses visions ses pensées évoluent au gré du défilement ferroviaire.

  • Memories are deep in the River, 2018, 9’22'' (extrait)

    Huang quitte l’effervescence de la ville et marche jusqu’à la rivière Pearl. Elle se met à penser à tout ce que ce fleuve a transporté et charrié du nord au sud, aux villes et aux paysages traversés. Les souvenirs de son enfance, de sa famille, de ses ancêtres, jusqu’ici profondément enfouis en elle, remontent à la surface, au rythme de son regard qui suit les courants du fleuve.

  • Femme Fatale, 2014, 1'19''

    Rencontre inopinée entre une scène de rue et un événement historique.